Qu’est-ce que la Désobéissance Civile?
La désobéissance civile est un concept vieux de deux siècles inventé par Henri David Thoreau qui, s’insurgeant contre l’esclavage pratiqué par les États Unis et la guerre menée au Mexique, refuse de collaborer financièrement avec des positions qu’il juge inacceptables : il cesse de payer ses impôts. Ce concept fut reprit ultérieurement avec succès comme outil de contestation par de nombreux militants de par le monde.
Aujourd’hui, la désobéissance civile prend un sens nouveau avec l’évolution de la société vers un monde centralisé, réglementé, ordonné et où les institutions prennent de plus en plus de place au détriment du citoyen. Nous définirons donc l’acte de la Désobéissance Civile comme le refus motivé de se soumettre à une règle ou une loi jugée injuste jusqu’à l’abrogation ou la modification de celle-ci.
Pourquoi désobéir?
Ces dernières années, et surtout depuis la crise économique de 2008 nous avons pu voir une montée de la contestation : « de quoi allons-nous nous priver aujourd’hui pour être sûr d’avoir à manger à la fin du mois? » Alors que ces dernières décennies ont vu croitre les richesses de l’occident à une vitesse incroyable ceci n’a eu que peu de répercutions sur notre condition. Aujourd’hui, de nombreux emplois se voient sérieusement menacés et nous voilà contraints d’accepter l’inacceptable si on ne veut pas se retrouver au chômage : travailler plus pour gagner moins dans des conditions plus difficiles. Il est désormais devenu normal d’être précarisé tout en travaillant.
Désobéissance Civile Belgique est un groupe activiste et militant créé en 2009 qui s’axe sur le principe de la désobéissance civile et l’activisme politique non-violent. Les thèmes de nos revendications sont divers et gravitent autour de ce que nous considérons être des injustices. Entre autres : une redistribution injuste des richesses, la dégradation de l’environnement et de la condition humaine, le manque d’accès à des besoins élémentaires pour un grand nombre de personnes, l’individualisme et le manque de solidarité entre les individus et les peuples, des services publics de moins en moins au service du public, le désengagement politique du citoyen dans sa commune, sa région ou son pays (bien souvent cet engagement ne va pas plus loin qu’un simple vote).
Désobéissance Civile Belgique lutte aussi contre l’incursion du système bancaire et des grandes institutions financières (dont le FMI ou l’OMC) au sein du processus démocratique (comme on a pu le voir récemment en Grèce, Grande Bretagne, Portugal, Irlande, …), contre la criminalisation des mouvements sociaux et de l’activisme pacifique, pour la liberté d’expression, d’association et de manifestation.
Nous pouvons en quelque mots nous résumer comme un groupe re-situant l’humain et sa dignité au centre de nos préoccupations.
Présentation du groupe
Notre groupe a pour ambition de montrer à tous et à toutes qu’il y a encore aujourd’hui une possibilité de s’organiser, de contester et de lutter concrètement contre les injustices auxquelles nous devons tous et toutes faire face. Prendre notre avenir en main et jouer un rôle actif est primordial, pour ne pas dire vital. Pour ce faire, nous n’hésitons pas parfois à quitter le cadre de la légalité et/ou des règlements pour nous faire entendre, ceci évidemment toujours dans un cadre non-violent et constructif.
Des réunions publiques de Désobéissance Civile Belgique sont organisées une fois par mois à Bruxelles, nous y discutons de notre mode de fonctionnement ainsi que de nos prochaines actions. Si l’envie de vous investir dans notre mouvement vous prend, notre porte vous est toujours ouverte!
Pour être tenus au courant de nos actions et réunions, vous pouvez rejoindre le groupe Facebook, envoyer un e-mail à info@desobeissance-civile.be ou simplement nous rejoindre à une de nos réunions ! Vous pouvez également envoyez vos dons (petits et grands) sur le compte BE51 1096 5471 3562 pour nous aider à trouver le matériel nécessaire aux actions
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DCB a en mai 2011, formé trois nouveaux groupes locaux, à savoir, Namur Liège et Charleroi, qui sont déjà actifs.



