Bruxelles en autocontemplation, Rome en flammes
Article reçu de SocialWarPress
15 octobre : journée internationale des indignés, à Bruxelles une dizaine de milliers d’Indignés belges, hollandais, allemands, français et espagnols ont défilés. Si des conflits avaient éclaté depuis plusieurs jours au sein même du mouvement sur la question « pro-flic » (dénoncer ou se solidariser avec les « casseurs »). La manifestation s’est globalement bien déroulée, avec toutefois plus d’incidents que dans une manifestation classique : des banques et lobbies recouverts de tags, quelques actes de vandalisme (réparés aussitôt par les « anti-casseurs/pro-flics »), une porte de Dexia défoncée, quelques caméras explosées, etc…
A Rome, les Black-blocks ont rapidement pris le contrôle de la manifestation tandis que les flics et les indignés non-violents quittaient la « zone de combat », ce matin les quotidiens italiens titraient « Nuit de guérilla », un flic serait mort d’un infarctus et la police affiche un maigre bilan : 12 arrestations et 105 blessés dans ses rangs.
Des manifestations monstres ont également eu lieu dans d’autres grandes villes, dont New-York.
Voir le communiqué du Secours Rouge de Belgique : « les délateurs sont parmi eux ».
Voir une vidéo des black-blocks romains en action.
Le site d’Indymedia New-York, Indymedia Rome et Indymedia Bruxelles.
Article reçu de SocialWarPress
2 commentaires pour “Bruxelles en autocontemplation, Rome en flammes”
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Yes me too..., le 22 octobre, 2011 à 13 h 54 min a dit :
Qui est responsable des violences et quelles en sont les conséquences ?
Il ne faut pas discuter en termes de violence/non-violence ou de gentils/méchants, mais plutôt analyser les dégâts que les affrontements ont fait sur la force de masse et la continuité de la radicalité présente dans une large partie du cortège. Les jours précédents, les étudiants avaient lancé le slogan «Yes we camp» avec l’idée qu’il ne fallait pas rentrer chez soi le soir du 15 octobre en se contentant d’un beau défilé, mais qu’il fallait lancer une «acampada» de masse et assiéger ainsi le gouvernement jusqu’à ce qu’il s’en aille. Les affrontements et la violence ont empêché cette radicalisation de masse, en «volant» la manif à la majorité de ses acteurs. D’ailleurs il faut distinguer un certain degré de rage et d’exaspération exprimé par un milliers de jeunes – amplifié aussi par l’attitude de la police qui a chargé directement la manif à la place San Giovanni – et les actions ultra minoritaires d’attaques contre des voitures ou des vitrines de banques qui n’ont servi qu’à faire apparaître une position politique gauchiste qui veut attirer la rage de la jeunesse pour se construire. Ces actes organisés ont ouvert un espace pour la répression de la police et l’explosion de rage sans stratégie ni utilité qu’on a vue ensuite toute la journée. Pour l’instant, donc, la violence semble mettre en difficulté les positions modérées qui souffrent de la campagne des médias et du gouvernement, mais sur le long terme elle aura gâché plutôt les perspectives d’une radicalité de masse.
a lire ? http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article23183
Dominique Netchaïev, le 20 novembre, 2011 à 22 h 53 min a dit :
« Il n’y a pas de pommes pourries… mais beaucoup de fruits d’une rage diffuse » via Sabotagemédia:
http://www.sabotagemedia.anarkhia.org/2011/11/il-ny-a-pas-de-pommes-pourries-mais-beaucoup-de-fruits-dune-rage-diffuse/